jeudi 16 avril 2015

De l’idée à l’œuvre … Genèse de la nouvelle sculpture en cours …


Créer : donner existence à quelque chose en le tirant du néant ; fonder, engendrer, concevoir, produire, former … En d’autres mots le travail de l’artiste initié par une idée couchée sur le papier …

Du fusain à la terre, du croquis à l’œuvre qui s’édifie, le projet premier se transforme pourtant bien souvent au gré des gestes du sculpteur à l’écoute des exigences des formes justes & de la matière…

Démonstration en images avec les nouveaux oiseaux d’Isabelle, en cours de réalisation …


… Au départ le croquis …

Au départ sur le papier la forme d’un oiseau, thème cher à Isabelle ici pensé dans une composition régie d’emblée par les lois de la symétrie inversée, structurée par le cadre, rectangulaire, qui en assure l’équilibre.
Deux oiseaux profilés par des lignes justes et épurées : le sujet est posé et la sculpture à venir déjà pensée dans la légèreté. Puis vient la terre …


Le travail de la terre. Progression

La sculpture prend forme à la mesure que le dialogue entre la matière et les mains de l’artiste s’enrichit … Échange silencieux, induit et ressenti qui influence l’idée première. Progressivement, de gestes en gestes, les courbes se modifient, l’oiseau se redresse, le poitrail s’élargit …


Le travail de la terre. Précisions

La conversation silencieuse se poursuit entre la sculpture et Isabelle : les formes se précisent, la terre se lisse, les lignes, plus aiguisées, se clarifient … Nouvelle transformation toute en nuances du projet initial et de l’oiseau qui ainsi affiné, s’élance subtilement dans l’attente de son « image » inversée, jusqu’à l’original en terre achevé…


L’original en terre vu de profil et de face

… Du croquis à la terre …

Du croquis à la terre avant le bronze ou la genèse d’une sculpture annoncée … La création d'une œuvre ? Une édification ponctuée de transformations initiées par le contact de la matière et l’instinct de l’artiste … un cheminement … 

 

S.C.


mercredi 8 avril 2015

Isabelle, Artiste du mois à la Fonderie Avangini …


Nouveau site Internet de la Fonderie Avangini enrichi d’une nouvelle page consacrée chaque mois à un artiste ... et à Isabelle en avril ...


Isabelle Artiste du mois à la Fonderie Avangini

  
Choix sympathique de l’équipe qui revient en mots & en images, sur une collaboration étroite de plus de vingt ans au rythme des visites d’Isabelle qui suit et participe depuis toujours à l’exécution de ses sculptures ...


Isabelle à la fonderie au moment de la réalisation de La Grande Culbute

 
De la vérification de la cire travaillée par Cathy après un démoulage parfois fastidieux sous l’œil attentif de Jean-Marc ...
  

Cathy Avanzini au travail de la cire de L’Envers du Décor

Démoulage de la cire de La Grande Culbute par Yves & Ludovic sous l’œil attentif de Jean-Marc


... À la ciselure, dernière étape avant celle de la patine, deux opérations exécutées d’une main de maître par Yves Cabasson ...

 
Patine de La Grande Envolée par Yves Cabasson, un travail de haut vol …

  
Le travail d’une équipe soudée par l’exigence des belles réalisations et agrandie par les artistes de la fonderie ... 

 
L’équipe de la fonderie Avangini. De gauche à droite :
Yves & Pascal encadrant Cathy, l’épouse de Ludovic ici à la droite de son père Jean-Marc Avanzini
   
Une grande famille, du savoir-faire, un état d’esprit ... Bref, la Fonderie Avangini !


S.C.


mercredi 1 avril 2015

Les Têtes d'Isabelle Thiltgès ...

 
À l’heure où les sculptures reprennent leur place dans l’Atelier, retour thématique au cœur de la collection et arrêt sur images … ou plutôt sur têtes & visages …




Les têtes : un thème qu’Isabelle aborde depuis longtemps. Capturer les traits, les expressions puis les restituer … ou les amplifier, les transformer jusqu’à éloigner les représentations du portrait … Une démarche au premier sens saisissante à suivre en images, au détour des œuvres qui se livrent durant le temps de la visite …



De bas en haut
Sérénité, La Dame aux Frites & Jeune Femme

 Douceur de la Sérénité, fraîcheur toute féminine de La Dame aux Frites et de la Jeune Femme



L’Indien & Le Baiser

Noblesse de L’Indien et expressivité du Baiser, analyse physionomique remarquable dont les traits émaciés, comme la longueur du cou, convoquent immanquablement l’image du buste de Néfertiti ; Le Baiser, reine sans couronne cédant à l’émotivité ? Un portrait surtout, quelque peu étrange mais comme les autres emprunt d’une tranquillité contrastant avec l’intensité des Ombres affrontées …



De haut en bas & de gauche à droite
Les Ombres, Tartuffe & Le Masque

Les Ombres : œuvre forte et hypnotique distanciée du portrait qui entraîne le regardeur dans un autre champ de la représentation du visage : le masque et ses sens multiples ; le masque ou la perte de l’individualité, dissimulation derrière l’apparence ; le masque ou la métamorphose illusoire de l’être derrière l’image figée d’un sentiment à décrypter (Le Masque), d’un manque d’expression (« l’a-sentimentalité » de Tartuffe, colonne monolithe associée à un masque qui s’en distancie pour créer un vide évocateur de la suprématie des apparences, ici tromperie) …



L’Écran (à gauche) & L’Envers du Décor (à droite)

Image figée mais aussi parfois dédoublée : de L’Écran, effigie sobrement brisée de l’image d’un couple, à L’Envers du Décor, bifrons puissant et représentation synthétique mais inversée du rapport ou plutôt de l’écart entre l’être (ici le masque torturé) et son apparence (le portrait faussement serein) … 

Les têtes d’Isabelle : une réflexion aboutie sur l’Homme et son portrait situé selon Georges Perec, « au confluent d’un rêve et d’une réalité » …



S.C.